Au moins d’avril 2012, les ventes de vin en vrac étaient en effet 5 % inférieures à celles de l’année précédente. Selon le cabinet international de négoce, la disponibilité des vins de cépages rouges et blancs ne retombe pas (cabernet sauvignon, chardonnay, merlot, sauvignon blanc et syrah). Les vins recherchés au début de l’été restent les rosés d’indication géographique avec mention de cépage (cinsault, grenache et syrah), ce qui laisse penser que les stocks 2011 ne pourront pas être écoulés avant les vendanges 2012.

La nécessité de vider les caves en prévision de la prochaine récolte pousserait de nombreuses caves coopératives à déclasser en générique leurs vins blancs (notamment de sauvignon blanc). Permettant d’écouler plus rapidement les stocks, cette stratégie à court terme fait chuter les cours. Le syndicat Coordination Rurale dénonce « le niveau scandaleusement bas du marché des vins blancs en vrac en Languedoc-Roussillon. Aujourd'hui, des vins AOP sont achetés 45 €/hl aux producteurs, alors que la campagne précédente ces vins se vendaient autour de 90 € /hl et que le prix minimum pour couvrir les coûts de revient est de 115 €/hl. » D’après ce syndicat agricole, les vignerons sont victimes d’un système de marges arrières, avec des coûts déduits a posteriori du prix d’achat (frais de filtration et de transports par exemple).

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