Si le Bureau national interprofessionnel du cognac (Bnic) et l'Union générale des viticulteurs pour l'appellation d'origine contrôlée cognac (UGVC), le syndicat unique de la profession, n'avancent pour le moment aucun scénario, FranceAgriMer, l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer dit dans un communiqué que «les vendanges, plus tardives qu'en 2011, sont prévues en majorité mi-septembre, mais peuvent s'étaler jusqu'en octobre, par exemple dans la région de Cognac».

Sur le terrain, les acteurs confirment. «La vigne est verte en ce moment. L'hiver froid, le printemps pluvieux ont ralenti le développement végétatif. Il faut attendre de voir comment sera la fin-juillet, le mois d'août. Il faudrait évidemment du soleil», prie Christophe Forget, le président de l'UGVC, qui comme tous ses collègues s'inquiète d'un autre «problème» qui touche la vigne actuellement: le mildiou. «La moisissure est virulente cette année et ç'aura un impact à la fois sur le volume des récoltes et sur le degré. L'usine à sucre de la vigne c'est la feuille, quand elle est attaquée, les conséquences sont importantes.» Des vendanges moins abondantes, tardives, le mildiou, la flavescence dorée (lire CLd'hier): il y a quelques nuages sur une économie pourtant florissante qui a besoin de volumes. Or cette année, il n'est pas certain que la majorité des viticulteurs puissent atteindre le rendement autorisé à 10,83 hectolitres d'alcool pur par hectare.

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